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Éclairage de sécurité, tout ce qu’il faut savoir
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Éclairage de sécurité, tout ce qu’il faut savoir

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L’éclairage de sécurité sert au balisage des cheminements, des obstacles et des changements de direction jusqu’aux sorties afin que les usagers puissent évacuer les lieux de manière sûre et efficace d'un établissement, y compris les personnes en situation de handicap. 

Ce type d’éclairage permet un éclairement minimum pour éviter les mouvements de panique et pour que les secours puissent intervenir facilement.

Dans cet article, nous vous expliquons tout ce qu’il faut savoir sur l’éclairage de sécurité.

 

1. Qu’est-ce que l’éclairage de sécurité ?

L’éclairage de sécurité est un éclairage souvent LED, assurant la reconnaissance et l’utilisation sécuritaire des moyens d’évacuation et permettant l’évacuation d’un bâtiment en cas de défaillance de l’éclairage artificiel normal.

L’éclairage de sécurité est régi par des prescriptions spécifiques prévues dans la législation qui fixe les normes de base de prévention contre l’incendie et l’explosion (AR du 7 juillet 1994 fixant les normes de base en matière de prévention contre l’incendie et l’explosion auxquels les bâtiments nouveaux doivent satisfaire).


2. Les principales fonctions de l’éclairage de sécurité

L’éclairage de sécurité permet d’assurer deux fonctions principales :

  • Éclairage d’évacuation

Ce type d’éclairage permet d’accéder à l’extérieur du bâtiment en assurant que les cheminements, les indications de balisage, les obstacles, et autres indications soient bien éclairés.

L’installation de l’éclairage d’évacuation doit se faire à chaque changement de direction, tous les 15 mètres au moins. Les blocs qui composent cet éclairage sont de type 45 lumens.

  • Éclairage d’ambiance / anti-panique

Ce type d’éclairage de sécurité permet au personnel de pouvoir s’orienter n’importe où dans le bâtiment. Il doit être basé sur un flux lumineux assigné d’au moins 5 lumens/m² de surface du local.

A lire : L’importance de l'éclairage dans un bâtiment industriel ou tertiaire

3. Les différents types d’éclairage de sécurité : BAES, BAEH, LSC

On distingue trois familles de blocs autonomes :

- les blocs autonomes d’éclairage de sécurité BAES d’évacuation ;

- les blocs autonomes d’éclairage de sécurité BAES d’ambiance ;

- les blocs autonomes d’éclairage de sécurité pour habitation BAEH.

 

BAES d'évacuation et d'ambiance

BAES signifie Blocs Autonomes d’Éclairage de Sécurité et il est également connu sous le nom de blocs de secours. Il s’agit de sources lumineuses d’évacuation ayant pour objectif d’éclairer et d’indiquer les sorties dans les bâtiments en cas de pannes d’éclairage principale ou en cas d’évacuation d’urgence.

BAEH pour les habitations

Les Blocs Autonomes d’Éclairage pour Habitation (BAEH) sont généralement dédiés aux locaux d’habitation et présentent des durées d’autonomie plus longues par rapport aux BAES. Le BAEH vient compléter le rôle du BAES, notamment dans les locaux destinés au sommeil.

Bien cela ne soit pas précisé par l’arrêté du 31 janvier 1986 relatif à la protection contre l’incendie des bâtiments, il est vivement conseiller de veiller à :

  • La signalisation des portes d’accès aux escaliers protégés ;
  • L’éclairage des circulations qui permettent d’évacuer le bâtiment par le même type d’éclairage de sécurité ;
  • L’installation des BAES destinés à l’évacuation pour les parties en sous-sols.

 

LSC

Les Luminaires sur Source Centralisée ou LSC sont imposés par la réglementation au sein des salles de spectacles, les centres commerciaux, les salles de danse, les foires d’expositions quand l’effectif pouvant être admis excède les 700 personnes. 

Ce type d’éclairage doit être installé dans un bâtiment conformément aux exigences réglementaires pour assurer la visibilité de la signalisation et un niveau d’éclairement minimum afin que les usagers puissent être évacués en cas de problème. Cet éclairage assure donc la rapidité de l'évacuation des personnes, et facilite l'intervention des secours lorsqu'un danger intervient.

A lire : RELAMPING LED : un premier pas vers la transition énergétique

4. Les réglementations liées à l’éclairage de sécurité

Les blocs utilisés pour effectuer l'éclairage de sécurité répond à des spécifications normalisées et doit être choisi selon les caractéristiques des locaux. Il n’y a pas de place pour l’improvisation pour cette installation dédiée à la sécurité des personnes et à favoriser leur bonne évacuation en cas d’urgence.

Ainsi, l’éclairage de sécurité doit être installé en fonction de la réglementation des locaux concernés. Ses caractéristiques répondent à un ensemble de prescriptions normatives et doit subir des tests réguliers afin de s’assurer qu’il fonctionne bien.

Il existe trois réglementations principales. L’arrêté du 31 janvier 1986 dresse les règles relatives aux immeubles d’habitation tandis que les établissements qui reçoivent des travailleurs sont traités par celui du 26 février 2003, pris en application de l’article 15 du décret du 14 novembre 1988 relatif à la protection des travailleurs contre les courants électriques. Enfin, les établissements recevant du public ont un règlement de sécurité modifié par l’arrêté du 19 novembre 2001. Généralement, les performances attendues des matériels sont identiques.

Quelle source d’alimentation pour les éclairages de sécurité ?

Il est nécessaire que l’éclairage normal et les éclairages de sécurité soient électriques. En cas de défaillance de l’alimentation du secteur, un éclairage de remplacement peut suppléer l’éclairage normal. Cette source suppléante est généralement alimentée par un groupe électrogène et installé essentiellement afin d’assurer la continuité de l’exploitation des locaux.

Pour ce qui est de l’éclairage de sécurité, il supplée au système normal afin d’assurer l’évacuation sans panique des usagers dans un établissement.

L’alimentation de l’éclairage de sécurité peut se faire grâce à une source centralisée, lequel est obligatoire à partir d’un certain seuil de personnes et fonctionnant sur un ensemble de batteries et de façon autonome, ce qui est le cas de 80% des équipements français. Dans ce dernier cas, l’énergie électrique est fournie par une batterie en charge constante embarquée dans le luminaire. Ces batteries de type cadmium-nickel haute température sont confines dans un espace restreint et en charge permanente.

Quelles sont les règles au sujet de l'activation des blocs d'éclairage de sécurité ?

La réglementation impose que l’éclairage de sécurité soit mis au repos dans tous les établissements recevant du public et dans les établissements recevant des travailleurs une fois que tous les bâtiments sont inaccessibles au public et que l’éclairage normal a été déjà coupé. Les blocs lumineux de sécurité et d’ambiance reviennent ensuite systématiquement à l’état de veille lorsque l’éclairage normal est rétabli.
La mise à l’état de repos des blocs autonomes d’éclairage et de sécurité est une disposition réglementaire obligatoire à respecter lors de la fermeture des établissements. Elle a pour but d’éviter que les blocs ne se déchargent lorsque l’éclairage normal est coupé de manière volontaire et d’assurer que l’éclairage de sécurité sera à nouveau fonctionnel lorsque l’établissement sera ouvert. Elle a aussi pour objectif d’empêcher l’usure prématurée des batteries et donc préserver la durée de vie des blocs d’éclairage de sécurité.

Systèmes standard, SATI ou adressables

Selon la réglementation, il est obligatoire de vérifier tous les mois l’aptitude du bloc à commuter en « secours », autrement dit il faut s’assurer qu’il y a une lampe de secours, une lampe de veille et une batterie.

En outre, il faut aussi vérifier tous les six mois l’autonomie de fonctionnement sur batterie. Les appareils standards ne disposent d’aucun dispositif automatique, les contrôles sont confiés à la personne chargée de la maintenance.

Certains appareils standards possèdent un SATI (Système Automatique de Test Intégré), qui a pour rôle d’assurer toutes les vérifications réglementaires. Une autre catégorie, dite adressable, regroupe des appareils SATI qui ne nécessitent plus de ronde technique puisque l’ensemble des informations relatives à l’état des appareils sont mémorisées au sein d’une centrale de gestion spécifique.

Généralement, le marché est constitué par 55% de blocs SATI, 30% de standard et 15% d’adressable. Pour ce qui est des produits d'éclairage neufs, la part des SATI est nettement plus élevée, entre 65 et 70%.